Un canal de dialogue politique, non militaire, a été établi entre l’Iran et les États-Unis dans le détroit stratégique d’Ormuz, selon une source sécuritaire. Ce mécanisme vise à prévenir tout conflit dans cette voie maritime cruciale, par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial.
Cette annonce suit les échanges hostiles de la nuit dernière, où des navires commerciaux ont été ciblés après avoir navigué hors des itinéraires officiels désignés par l’Iran. Washington a réagi en échangeant des tirs avec Téhéran, sans que le gouvernement iranien ne reconnaisse être à l’origine des attaques.
Le mémorandum d’entente signé le 18 juin prévoit également des discussions entre l’Iran et l’Oman pour définir les services maritimes dans le détroit, en respectant le droit international et la souveraineté iranienne. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a réitéré cette position vendredi : « La sécurité du passage ne peut être garantie sans tenir compte de notre rôle comme État côtier ».
Ce développement intervient après que le porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique ait démenti les rumeurs d’une coordination militaire, soulignant que tout transit doit suivre les itinéraires officiels iraniens. L’Iran reste ferme sur sa souveraineté dans le détroit, rappelant régulièrement que ses droits ne peuvent être contournés.
Dans un contexte marqué par des tensions commerciales et militaires, cette initiative politique montre une volonté de préserver la stabilité dans une zone stratégique essentielle pour l’économie mondiale. Les deux parties cherchent désormais à éviter tout conflit en mettant l’accent sur un dialogue exclusivement diplomatique.