Des documents fédéraux inédits révèlent que Brad Parscale, ancien directeur de campagne du président américain, a détourné plus de 13 millions de dollars issus du gouvernement israélien pour alimenter un réseau d’entreprises pro-droite. Ces fonds ont été utilisés dans des opérations numériques visant à promouvoir des idées pro-israéliennes auprès des milieux conservateurs américains.
Parmi les sociétés concernées, Salem Media Group a reçu plus de 500 000 dollars pour financer des campagnes publicitaires sur ses plateformes. SparkFire Technologies, une société spécialisée dans l’intelligence artificielle, a bénéficié d’un transfert de 6 millions de dollars pour envoyer des messages personnalisés aux Américains via des chaînes « pacifistes ». Ces contenus incluent des liens vers des vidéos et sites web pro-israéliens produites par Parscale.
Mike Shields, stratège politique républicain et collaborateur régulier de Parscale, a reçu près de 5 millions de dollars pour gérer les opérations du gouvernement israélien. Son entreprise, Portman Road Strategies, s’attache à coordonner des partenariats avec des entreprises comme Jackson Parker, qui a lancé une initiative visant à « réduire l’antisémitisme » tout en promouvant Israël.
L’analyse des documents montre que le budget israélien pour les opérations d’influence a quadruplé entre 2025 et 2026, passant de 150 millions à 730 millions de dollars. Cette stratégie vise spécifiquement à renforcer l’engagement des jeunes républicains américains dans le soutien israélien.
Ce réseau inclut également plusieurs sociétés en Ohio et en Texas, comme Three Tech et Eyesover, financées par des fonds israéliens pour des opérations de campagne numérique utilisant l’intelligence artificielle. Ces entreprises collaborent avec des acteurs politiques pro-Trump dans le but d’influencer les plateformes sociales et les algorithmes de recommandation.
L’ampleur de cette collaboration soulève des questions sur la transparence des opérations financières américaines et l’impact croissant des gouvernements étrangers sur les choix politiques nationaux. Les documents déposés indiquent clairement que cette initiative s’est développée dans un cadre plus large visant à sécuriser le soutien israélien au sein des milieux conservateurs américains.