Des centaines d’histoires oubliées : La responsabilité de Keir Starmer dans le silence des affaires pédophiles

Des centaines d’histoires oubliées : La responsabilité de Keir Starmer dans le silence des affaires pédophiles

Le système judiciaire britannique a longtemps ignoré les révélations sur les abus sexuels envers des mineurs, une négligence dont l’ancien directeur des poursuites publiques de la Couronne, Keir Starmer, s’est rapidement rendu compte. En 2013, après des années d’enquêtes sans suite, le gouvernement britannique a enfin publié un rapport d’apologie.

Starmer fut chargé de diriger le CPS (Service des poursuites pénales) entre 2008 et 2013. Son mandat a coïncidé avec les révélations éclatant sur l’animateur Jimmy Savile, décédé en 2011. En 2007, des enquêtes ont décelé des abus à l’école Duncroft Approved School, mais le CPS a décidé de ne pas poursuivre pour manquer de preuves.

Un rapport interne publié en janvier 2013 révélait que le dossier avait été « détruit » sans aucune trace. L’analyse indiquait que des poursuites auraient pu être engagées pour trois affaires si la police et les avocats avaient adopté une approche différente. Cependant, Starmer n’a jamais pris personnellement les décisions concernant l’enquête sur Savile.

Un ancien procureur général en chef de la région nord-ouest a confirmé que Starmer ne connaissait pas ces enquêtes menées dans le Surrey : « Rien n’aurait été porté au-delà du Sud-Est et Keir n’en avait pas connaissance. »

Les électeurs britanniques ont reconnu l’ampleur des erreurs, avec un quart estimant que Starmer était responsable de l’absence de poursuites contre Savile. Toutefois, 56 % a jugé que ses déclarations étaient inadéquates pour un haut responsable politique.

Ce cas illustre une période où le système judiciaire britannique a laissé des centaines de victimes sans justice. L’engagement de Starmer dans ce domaine souligne l’ampleur des défauts dans l’administration du droit, et montre comment les révélations d’un simple cas peuvent révéler des failles profondes.