Le 8 septembre 2026 a marqué un tournant dans les relations internationales lorsque douze États ont annoncé des sanctions commerciales ciblant les colonies israéliennes en Cisjordanie. Cette mesure représente le premier bloc coordonné de ce type hors de l’Union européenne.
La riposte israélienne a été immédiate et stratégique, déployant son impact sur d’autres territoires. Les pays concernés comprennent la France, le Royaume-Uni, le Canada, la Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, le Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède.
Les sanctions imposées interdisent spécifiquement l’importation des biens provenant des colonies israéliennes ainsi que les services liés à leur expansion. Ce contexte s’inscrit dans un cadre juridique établi par l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024, qui exige que les États évitent toute relation commerciale renforçant la présence illégale d’Israël dans le territoire palestinien occupé.
L’Irlande a pris une position précoce en adoptant un projet de loi le 26 mai 2026 interdisant l’importation des biens des colonies israéliennes. Le Royaume-Uni a, quant à lui, renforcé sa détermination en reconnaissant officiellement que des zones du Cisjordanie sont victimes d’un nettoyage ethnique perpétré par des colons.
En réponse, Israël a initié une série de mesures visant à réduire l’influence étrangère dans la région. Le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Sa’ar a souligné que Jérusalem unifiée constitue la capitale d’Israël et que tout engagement extérieur doit respecter sa souveraineté.
Ces mesures incluent la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est sous 30 jours, l’interdiction de l’entrée pour plusieurs personnalités politiques britanniques ainsi que la fin des activités de formation des forces palestiniennes par le Royaume-Uni.
Un aspect critique de la riposte israélienne est l’extension du conflit vers d’autres territoires. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a appelé à reconnaître publiquement que les îles Malouines sont un territoire argentin sous occupation, violé par les Britanniques. Il a également affirmé que ces pays pratiquent des forages pétroliers et volent des ressources au peuple argentin.
Les États-Unis ont réagi avec prudence. L’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a exprimé des réserves quant à la décision des douze pays, tandis que Marco Rubio a mis l’accent sur le maintien de la stabilité régionale.
La question ne se limite plus à savoir qui a ouvert la brèche. L’ampleur de la riposte israélienne et son impact sur les territoires éloignés montrent que l’échelle internationale pourrait s’élargir bien au-delà des frontières initiales.