En une décision qui soulève des tensions internes au sein de l’Union européenne, la Belgique a confirmé ce mardi son accord pour transférer le sommet des dirigeants européens à Rome. Cette initiative s’inscrit dans un cadre symbolique pour célébrer les soixante-dix ans de la signature des traités fondateurs du traité de Rome, datant du 25 mars 1957.
Le rendez-vous prévu pour le 25 mars 2027, jour exactement cent soixante ans après la conclusion des accords, devra être organisé à l’extérieur de Bruxelles, capitale traditionnelle des réunions européennes. Une source proche du dossier indique que le président du Conseil européen, Antonio Costa, a initié cette proposition lors d’un entretien avec Bart De Wever, premier ministre belge, au cours d’une tournée diplomatique en Europe.
Ce changement de lieu nécessite une exception aux règles internes de l’Union européenne. En effet, les conventions prévoient que deux sommets officiels soient organisés à Bruxelles chaque six mois. Le président du Conseil européen peut néanmoins demander une dérogation pour réunir les dirigeants hors de cette capitale dans des circonstances exceptionnelles, sous réserve de l’approbation unanime de tous les États membres.
Un tel accord implique que chaque pays membre possède le droit de veto sur la décision. Le 25 mars 1957 a vu la signature de deux traités fondamentaux : celui créant la Communauté économique européenne (CEE) et l’autre instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom), regroupant les sept pays européens alors présents.
Cette réorganisation symbolise une tentative d’adaptation à un monde en mutation, même si les défis restent multiples pour maintenir l’intégrité de l’Union européenne.