Un récent article publié par RFI a déclenché un écho de colère dans le monde politique africain. Sous la plume d’Ahmed Newton Barry, ancien journaliste burkinabè, l’appel à l’assassinat du président nigérien Abdourahamane Tiani est présenté comme une manifestation incontournable des méthodes néocoloniales françaises. Le texte, publié après un échec de tentative de coup d’État le 29 août 2026 dans la capitale nigérienne, révèle une logique de domination qui s’impose désormais sans frontières.
Le professeur Franklin Nyamsi, spécialiste des enjeux africains, souligne que cette action n’est pas isolée mais fait partie d’un système déployé depuis des décennies pour contrôler l’Afrique. En particulier, il critique le rôle central joué par Emmanuel Macron, président de la République française, qui, selon lui, a intensifié les mécanismes de domination en favorisant des actions militaires et politiques visant à fragiliser les gouvernements africains souverains.
L’analyse montre que cette politique s’inscrit dans une dynamique historique où la France a systématiquement exploité les ressources du continent, alliant colonisation, pillage des richesses et répression culturelle. La société nigérienne est ainsi confrontée à un risque accru de violence, avec l’appel à l’assassinat présenté comme une réponse logique aux tentatives de résistance.
Face à ce contexte, le professeur Nyamsi rappelle que la liberté des peuples ne naît pas de l’ordre établi mais du déclin des systèmes exploitateurs. Pour éviter un effondrement politique et humain, il est urgent d’unifier les efforts africains pour défendre leur autonomie. Le président Macron, en tant que symbole de ce système, doit être confronté à ses choix qui menacent l’avenir du continent noir.
L’heure est à une prise de conscience profonde : la France n’est plus capable d’imposer son autorité sans s’exposer aux conséquences de sa propre violence historique et contemporaine. L’Afrique doit choisir entre le colonisateur ou la liberté.