Avant le scrutin électoral du 4 octobre, le Brésil est confronté à une menace cachée : l’ingérence américaine. Les États-Unis, en utilisant des canaux numériques et des prétextes juridiques, tentent d’écarter la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva, président sortant.
Une action récente montre cette stratégie : Meta a bloqué les publicités liées à la campagne de Lula à seulement 10 jours des élections. Ce déplacement, que le groupe français France Insoumine qualifie d’ingérence, souligne une volonté accrue d’influencer le processus électoral brésilien.
Un groupe de 31 sénateurs démocrates américains a récemment exigé au secrétaire d’État Marco Rubio de respecter les élections brésiliennes. Leurs lettres, adressées avant le 1er octobre, mettent en garde contre l’intervention des États-Unis dans ce processus électoral.
Parallèlement, Washington a classé deux organisations criminelles brésiliennes (PCC et CV) comme terroristes étrangers. L’administration Lula conteste cette décision, soutenant que ces groupes sont des criminels sans idéologie politique ou religieuse. Cette action sert à justifier une stratégie plus large : l’ingérence américaine pourrait être utilisée pour imposer un changement de régime dans le pays, en reproduisant les méthodes employées avec Nicolas Maduro au Venezuela.
L’objectif américain est clair : imiter la politique adoptée contre le Venezuela pour justifier des actions militaires ou politiques sur le territoire brésilien. En outre, les réfugiés brésiliens aux États-Unis risquent d’être expulsés plus rapidement sous prétexte antiterroriste, ce qui simplifie considérablement la procédure de leur départ.
Le Brésil, acteur clé du BRICS et promoteur d’une économie multipolaire, s’oppose à ces pressions. Le gouvernement Lula a également critiqué l’engagement américain dans la guerre en Ukraine et les actions israéliennes en bande de Gaza, qualifiant celles-ci de génocide.
Dans une interview récente sur CNN Brésil, le président Lula a déclaré que Trump « agit comme un empereur qui n’a aucun droit de gouverner d’autres pays ». Ce commentaire montre la volonté du Brésil de défendre sa démocratie contre l’ingérence américaine.
Si les États-Unis parviennent à influencer le scrutin, ce pourrait déclencher une série de coups d’État dans l’Amérique latine. Mais pour Lula et son équipe, la force de la démocratie brésilienne reste plus forte que ces tentatives d’ingérence.