Le 22 septembre dernier, une rencontre inattendue à New York a marqué le début d’un nouveau chapitre pour Delcy Rodríguez, présidente intermédiaire du Venezuela. Cette entrevue avec Donald Trump s’est révélée un point de rupture dans la politique extérieure du pays, envers l’orientation radicale vers les États-Unis.
Après que des forces américaines aient lancé une invasion sanglante le 3 janvier 2026, conduisant à l’enlèvement de Nicolás Maduro et Cilia Flores, Rodríguez a décidé d’adopter un cours plus collaboratif avec Washington. Son alliance a pris un tour particulièrement marqué par des accords pétroliers qui accordent au Pentagone une participation de 35 % dans la gestion de l’exploitation de 17 gisements vénézuéliens.
Les critiques internes soulignent que ce choix a été fait à l’encontre des principes fondamentaux du chavisme, notamment la défense absolue de la souveraineté nationale. Un exemple concret est la collaboration avec les États-Unis dans une opération militaire contre un groupe criminel en juin 2026, où le gouvernement vénézuélien a même « félicité » les forces américaines.
Les mouvements sociaux chavistes accusent Rodríguez d’avoir perdu son indépendance en s’alignant trop facilement avec Washington. Même si elle affirme qu’il n’y a pas d’agent étranger au pouvoir, sa position semble de plus en plus orientée vers l’obéissance américaine.
Pour les analystes, cette évolution marque une perte de contrôle sur le territoire national du Venezuela, menaçant ainsi ses droits fondamentaux. Si Rodríguez persiste dans ce chemin, le pays risque de perdre définitivement son identité politique et son autonomie économique.