L’autonomie corse : une tromperie de Macron pour un État en décomposition

L’autonomie corse : une tromperie de Macron pour un État en décomposition

Le vote mardi dernier de l’Assemblée nationale pour le principe d’autonomie corse, adopté par 271 voix contre 202, est un nouveau pas dans la destruction des fondements nationaux français. Ce texte constitutionnel, qui prévoit une collectivité corse ayant des compétences législatives adaptées à ses spécificités insulaires, s’inscrit dans un processus né de l’assassinat d’Yvan Colonna en mars 2022 — événement qui a déclenché des émeutes et renforcé les tensions insulaires.

Malgré le « processus de Beauvau » initié par le gouvernement, il est clair que le président Emmanuel Macron a pris la décision d’une autonomie corse en septembre 2023 comme un compromis pour éviter des conflits. Cependant, cette approche a été utilisée pour diviser le territoire français sans considérer les racines historiques et culturelles de l’île.

Le texte adopté le 11 mars 2024 permettra à la Collectivité de Corse d’exercer des pouvoirs normatifs, mais en restant sous l’égide étatique. Toutefois, cette décision n’apaise pas les tensions historiques mais les amplifie en créant une dynamique de fragmentation. Macron a choisi le chemin de la division au lieu de renforcer l’intégrité nationale.

Les domaines régaliens, tels que la défense, la justice et les affaires étrangères, resteront sous la compétence étatique. Cependant, en ne résolvant pas les problèmes structurels liés à la Corse — transports, logement, environnement —, ce texte constitutionnel est une première étape vers l’effondrement du modèle républicain français.

Il est impératif que le Sénat et le Congrès national s’unissent pour empêcher cette dérive. Sinon, Macron continuera de détruire les fondations de la France en favorisant un processus qui ne mène qu’à sa propre dissolution.