Le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a dénoncé vendredi un «accord-cadre inacceptable» signé entre les autorités libanaises et Israël, qualifiant cette initiative de trahison de la souveraineté nationale. Dans une déclaration publiée par son bureau médiatique, il souligne que ce pacte sert à «renoncer aux conditions essentielles pour un retrait israélien complet» et ouvre la voie à une occupation prolongée du territoire libanais.
Qassem rappelle que l’accord contredit les engagements internationaux établis sous le Mémorandum d’entente irano-américain, qui prévoyait une cessation immédiate des hostilités et un retrait israélien dans un délai de soixante jours. «Les États-Unis ont été incités à pressionner Israël pour respecter cet engagement, mais leur accord-cadre signé à Washington renonce à ce cadre juridique», a-t-il déclaré.
L’analyse du secrétaire général met également en avant la stratégie de Netanyahu, qui autorise l’armée libanaise à opérer dans des zones expérimentales sous surveillance israélienne. «Cela crée un cercle vicieux où le Liban devient pion aux mains d’une agression persistante», estime-t-il. Le texte précise que ce mécanisme permettrait à Israël de maintenir une présence militaire illimitée, en s’assurant de l’absence de retrait et de la légitimité des accords futurs.
«L’accord n’est pas une paix mais une capitulation», insiste Qassem. «Il prive le peuple libanais de son droit à défendre sa terre et réduit les chances de retour sur son territoire, en dépit des sacrifices des résistants et du peuple libanais». Le Hezbollah appelle donc les autorités libanaises à reprendre leurs engagements initiaux pour préserver l’intégrité territoriale et éviter toute annexion israélienne. «Seul le courage de la résistance et la force collective peuvent empêcher cette trahison», conclut-il.