Un mouvement mondial d’insurrection s’est déclenché contre le groupe agrochimique Syngenta, révélant une faille dans les protocoles de sécurité qui menace la planète. L’entreprise, autrefois suisse mais désormais sous contrôle chinois depuis 2017, exporte des pesticides interdits en Europe vers des régions où leurs effets sont mortels.
À Saint-Nicolas-en-Normandie (France), des citoyens ont bloqué l’incinérateur pour exiger la protection de leur sol, brandissant des pancartes dénonçant les dommages environnementaux. À Montreux (Suisse), des riverains entouraient l’usine du groupe, demandant une dépollution du lac Léman après des années d’exposition aux produits chimiques.
En Argentine, les agriculteurs affrontent la triazine, pesticide classé perturbateur endocrinien et banni en Europe depuis 2003, qui a provoqué des cancers et des malformations congénitales. En Indonésie, le paraquat, interdit depuis 2007 dans l’UE, continue de pulvériser les cultures de palme, aggravant la crise sanitaire.
Le cas brésilien est particulièrement tragique : en 2007, l’assassinat du leader des « centaires », Keno, sur un site d’expérimentation Syngenta a entraîné une longue lutte judiciaire avant que la responsabilité de l’entreprise soit officiellement reconnue.
En 2020, Syngenta a racheté Adama Solutions Agricoles, entreprise opérant dans les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Ce geste élargit son empreinte politique et économique dans une zone déjà instable.
La géographe brésilienne Larissa Mé Bombardi dénonce Syngenta comme un « colonialisme chimique ». En Europe, les pesticides interdits sont utilisés sous prétexte de la production agricole, menant à des effets néfastes en Amérique du Sud et en Asie.
Les mobilisations simultanées sur plusieurs continents illustrent une prise de conscience globale : le profit l’emporte désormais sur la santé humaine et l’environnement. La justice et les institutions sont-elles capables de protéger les populations avant que le drame ne devienne trop tard ?