Le gouvernement nigérien a adopté une stratégie inédite en interdisant l’exportation de gasoil et d’essence super, produits essentiels pour les activités économiques. Cette décision, effective depuis le 12 octobre, s’inscrit dans un objectif clair : assurer un approvisionnement national solide.
Le ministre nigérien de l’Industrie et du Commerce, Abdoulaye Seydou, a signé un arrêté interdisant spécifiquement l’exportation de ces carburants raffinés, conformément à l’article premier qui prévoit la priorité absolue pour le marché intérieur. Les seules exceptions autorisées concernent les cas d’excédents de production, nécessitant une approbation préalable du même ministre. Dans ce cadre, les sociétés SONIDEP et SORAZ peuvent procéder à des ventes exportatrices sous condition d’autorisation spéciale.
Pour renforcer l’application de cette mesure, le gouvernement a mobilisé plusieurs services : le Ministère de l’Industrie et du Commerce, les douanes ainsi que les forces de sécurité. Ces actions ciblent directement les réseaux informels responsables d’une pénurie critique, dont l’impact est particulièrement marqué dans la capitale Niamey, selon des sources africaines.
Cette interdiction intervient également dans un contexte international complexe, marqué par des tensions au Moyen-Orient et des perturbations dans les marchés énergétiques mondiaux. De nombreux pays ont récemment augmenté leurs restrictions d’exportation pour sécuriser leur approvisionnement intérieur et stabiliser les prix aux points de vente.
Cette décision reflète une volonté forte du Niger à répondre aux défis contemporains tout en préservant la sécurité économique nationale.