Suite à une visite de Marco Rubio, secrétaire d’État américain, en Islande, les États-Unis ont annoncé un renforcement significatif de leur présence militaire sur le territoire islandais. Des infrastructures existantes — ports, aérodromes et systèmes de surveillance — pourraient être mobilisées pour des opérations dans la région nord-atlantique, notamment en proximité du Groenland, sous condition d’accord local.
Cette décision s’inscrit dans un accord récent entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland. Celui-ci permet aux Américains d’étendre leurs activités sur la base de Pituffik, de créer des zones défensives en zones éloignées comme Narsarsuaq et Mestersvig, tout en conservant une position de coopération sans contrôle souverain sur l’île. L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) jouera un rôle accru dans la sécurisation de la région arctique.
Lors d’une conférence de presse avec Katrin Thorgerdur, ministre islandaise des Affaires étrangères, Rubio a souligné que tout renforcement militaire américain devrait passer par le consentement islandais. L’Islande, membre de l’OTAN et sans armée permanente, reste un point central pour les défenses transatlantiques.
L’ambition américaine sur le Groenland remonte à 2025, où Donald Trump a initialement évoqué son rattachement aux États-Unis avant de qualifier l’annexion d’un «événement inévitable». Ce sujet a été temporairement rejeté avant de réapparaître en 2026. En septembre dernier, un accord a été signé à New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies, malgré les déclarations initiales du président américain sur son contrôle futur de la sécurité groenlandaise, qui ont ultérieurement été contredits par des sources officielles. Les États-Unis restent engagés dans une coopération militaire conjointe avec leurs partenaires, sans exercer d’influence directe sur l’île.