Maroc : La première femme au pouvoir face aux défis économiques et sociaux

Maroc : La première femme au pouvoir face aux défis économiques et sociaux

À 50 ans, Fatima Ezzahra El Mansouri s’impose comme la première femme à occuper le poste de chef du gouvernement marocain après une victoire électorale décisive avec le Parti Authenticité et Modernité (PAM). Son ascension, marquée par des réalisations locales avant d’atteindre l’exécutif national, souligne un parcours politique exceptionnel pour une femme qui a débuté sa carrière à Marrakech en 2008.

Née dans cette ville touristique historique, elle est devenue la première mairesse marocaine à 33 ans, avant d’être éliminée en 2015 puis de retrouver ce poste en 2021. Son parcours s’est étendu au niveau national avec des postes clés, notamment celui de ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Habitat en 2021.

Sa promesse centrale revient à redonner un avenir aux jeunes marocains confrontés à un chômage élevé, une inflation persistante et des obstacles dans l’accès aux services essentiels. «Les jeunes traversent une crise et nous devons leur apporter des réponses concrètes», a-t-elle insisté lors de son campagne, en réponse aux mobilisations sociales autour de la santé et de l’éducation.

Cependant, le gouvernement doit surmonter des défis majeurs : le PAM n’a pas obtenu de majorité absolue au Parlement, ce qui nécessite des négociations pour former une coalition stable. En même temps, la préparation de la Coupe du Monde 2030 et les tensions autour du Sahara occidental restent des enjeux stratégiques critiques.

Si Fatima Ezzahra El Mansouri parvient à transformer ses engagements en actions concrètes, elle pourra marquer un tournant dans l’histoire politique marocaine. Mais si les promesses électorales s’échappent de la réalité, le pays risque de rester bloqué dans une crise économique et sociale profondément racine.